C'est pas comme si c'était grave

Ce livre est né d’une rencontre entre trois personnes, survenue en avril 2005.
Puis d’une confiance mutuelle, construite autour d’une envie commune d’interpeller sur des problèmes de société urgents, sur ce que la plupart des gens voient, mais ne connaissent pas, ou ne veulent pas connaître. Arrêter un passant au coin d’une rue, ou à la sortie du métro, pour lui parler de chômage, de famille, de mal logement, d’amour, de prison, de la vie dans la rue au jour le jour, ce n’est pas si simple. Alors il a fallu écrire un livre.

Tout a commencé à la sortie d’un bistrot, après un débat sur l’exclusion, pendant lequel David était venu partager le récit de sa vie, de ses vies, avec les quelques personnes présentes. Il parlait de la rue, et de son long parcours d’exclusion. Et en faisant cela, il parlait aussi, naturellement, de la société, des hommes et des femmes, et de ce que tout le monde peut vivre ou ressentir. Nous avons alors été persuadés qu’il y avait quelque chose de concret à faire, un projet à construire ensemble.

A trois, nous avons donc écrit un bouquin d’actualité, militant. Ou simplement un bouquin pour prendre le temps d’échanger, pour réfléchir, pour pousser un coup de gueule qui n’en est pas un, pour dire « Arrêtez-vous un instant et ouvrez juste les yeux ». Construire des ponts entre les gens, cesser de courir sans se préoccuper de ce qui nous entoure, revenir à l’essentiel, écouter, partager, s’interroger, cogiter… Tenter de nous comprendre. Voilà ce que nous avons voulu faire.

Le fil conducteur du récit, sa colonne vertébrale, c’est une vie, marquée par la rue, et par tout le reste, mise à nu, authentique. Mais c’est aussi une réflexion, une mise à plat.
Que l’on prenne ce livre à la deuxième page, à l’avant-dernière, ou à celle du milieu, chaque ligne peut parler à tout le monde, quelles que soient les expériences personnelles des uns et des autres. En effet, chacun, en sa qualité d’être humain, est susceptible de comprendre, même si les vécus individuels sont différents.

Parce que ceux que la société qualifie de marginaux sont, avant tout, des hommes qui ont un destin singulier… Comme tout le monde finalement. C’est pourquoi il est aussi question ici, tout simplement, des choses de la vie : la naissance d’un enfant, une rupture sentimentale ou familiale, des abandons, des rencontres, la perte d’un emploi, l’alcool, la dépression, le suicide, composer avec l’image de soi et l’image que les autres ont de nous, les projets, le combat, le refus de se résigner. Ce bouquin peut se donner, se prêter, circuler, et que ceux qui ont envie de le lire le lisent…

David, Anaïs, Alexandra Une magnifique préface de Nadya Charvet (Journaliste)

 

Détails sur C'est pas comme si c'était grave


Auteur : David Wirtz, Anaïs Clot, Alexandra Henry
Date de parution : 2008-12-01
Format : 148X210 / 160 pages
ISBN : 978-2-915640-62-5

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