Gilbert Moreau

En bref Moreau

Années 60

Naissance le 19 Prairial An CLXX (08/06/1962).

Famille recomposée (deux demi-frères). Un milieu familial modeste vivant dans une seule pièce en banlieue parisienne. Une enfance cependant sans soucis faite à l’ombre de l’ORTF (grande époque des Rois Maudits, de Thierry la Fronde, des missions Apollo et des cow-boys tous plus solitaires les uns que les autres)

Mai 1968 : première sensation d’appartenance à une classe sociale (on n’avait plus de chocolat, le fils du toubib en avait toujours)

Années 70

Départ en province (peu importe le bled, « c’est vrai qu’ils sont plaisants tous ces petits villages....ils n’ont qu’un seul point faible et c’est d’être habités… par des gens qui regardent le reste avec mépris du haut de leur cloché » comme chantait Brassens)

1973 : premier roman important, Thérèse Raquin d’Emile Zola.

Ce sont les années lycée (on ne parlera de collège unique qu’après 1975) avec un net désintérêt pour les enseignements dispensés au profit de la musique (de Léo Ferré à Franck Zappa en passant par les punks). C’est aussi les premières lectures politiques avec à 13 ans celle du manifeste du parti communiste. Elle en entraînera bien d’autres : le socialisme révolutionnaire entre dans cette caboche pour ne plus jamais en sortir. Merci aussi à Orwell.

Années 80

Retour sur la capitale où pendant quelques années l’intéressé vit d’expédients, de livres et de bonne humeur malgré une dèche certaine. Ce sont les années où ses yeux pénètrent dans la cour des miracles de la littérature en compagnie des Joyce, Faulkner, Céline pour ne citer qu’eux. Années où les premières lignes se coulent dans le moule imparfait d’un style emprunté. Années entrecoupées d’événements divers (relations amoureuses épiques, exil en Irlande comme le grand Charles).

Années 90

Reprise des études en revenant à elles par une capacité en droit (deux ans en cours du soir) pour les conclure sept ans plus tard dans un troisième cycle (en droit….pénal, spécialisation dans le droit des étrangers, allez savoir pourquoi ?...). C’est d’ailleurs en pleine rédaction de thèse qu’il a son premier mouflet en 1995. Naissance l’obligeant à s’interroger quant à la stabilité qu’exige, selon son entourage, la situation désormais « familiale ». Va donc alors pour l’éducation nationale, d’abord en qualité de gestionnaire d’établissement (ce qui le gonflera grave)…

Années 2000

Changement en devenant professeur d’économie & droit (ce qui l’amuse beaucoup). Toutes ces années d’études et de concours sans jamais cesser de lire et d’être convaincu que la bourgeoisie étant la pire des inventions de l’homme, la vie ne vaut d’être vécue (sauf à en être) qu’en en combattant les valeurs. Combat qui sa traduit déjà par un recueil de poèmes (mémoire des mots abandonnés), une pièce de théâtre (culpabilis spectator) et un roman (ça ira). Trois ouvrages parus aux éditions Les Points sur les i.

C’est tout.

Salut & fraternité



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Les livres de Gilbert Moreau


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Tu peux toujours la gerber ta bile, la haine du bourgeois ça te remonte des viscères avec cette fa...
Culpabilis spectator
Le théâtre c'est une rencontre de constructions. Construction d'un lieu, construction d'une ...
L'hôtel de la femme sans tête
Marie-Jeanne n’avait nulle part où aller et avait l’intention d’aller nulle part. A travers Marie-Jeanne, une prostituée du quartier des sept saints à Brest, Moreau revisite la fin d’un 19ème siècle qui trouverait